Outre ses objectifs spécifiques, la cohorte NS-PARK a pour ambition de fournir à la communauté scientifique du domaine un ensemble de données de qualité, exploitable pour répondre aux questions scientifiques des équipes de recherche sur la maladie de Parkinson. Ainsi, des chercheurs internes et externes au réseau NS-PARK peuvent soumettre des projets d’étude sur la cohorte. Toutes les analyses réalisées sur les données de la cohorte NS-PARK ont reçu l’avis favorable du Comité Scientifique de la cohorte ainsi que les autorisations réglementaires requises, sans lesquels l’accès aux données ne peut être accordé. Le transfert des données au chercheur demandeur se fait dans le strict respect des règles de confidentialité (données anonymisées).
Analyses sur les données de la cohorte
Synopsis :
La qualité de vie peut être altérée dans la maladie de Parkinson, y compris dès le début de la maladie. Des études récentes montrent que les symptômes moteurs mais aussi les symptômes non moteurs contribuent à cette altération dans les formes sporadiques de la maladie.
Il existe de rares formes génétiques de la maladie de Parkinson et des facteurs de risque génétiques ont également été identifiés. La qualité de vie dans ces formes génétiques, notamment au stade précoce, par rapport aux formes sporadiques, n’a pas été étudiée, ni leur association avec les symptômes moteurs ou non moteurs.
Une analyse préliminaire des données recueillies dans la cohorte NS-PARK a mis en évidence des symptômes non-moteurs (MDS-UPDRS partie I) et une qualité de vie (questionnaire PDQ8) plus impactés chez les patients porteurs de certaines mutations génétiques que chez les patients sans mutations, tandis que les autres caractéristiques cliniques restaient similaires.
Cette analyse permettra de vérifier l'hypothèse d'une intensité plus marquée des symptômes non moteurs chez les patients porteurs de formes génétiques, à l’origine d’une altération de la qualité de vie, dès les stades précoces de la maladie.
Objectif :
Identifier les facteurs cliniques associés à la qualité de vie chez les patients porteurs de certaines mutations dans l’ensemble de la cohorte NS-PARK
Créer un modèle de prédiction de la qualité de vie chez les patients porteurs ou non de mutations génétiques
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr G. Mangone, Dr K. Rousvoal, Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet :
Analyse en cours
Synopsis :
La maladie de Parkinson (MP) est une affection neurodégénérative progressive caractérisée par des symptômes moteurs et non moteurs, influencée par des facteurs génétiques et environnementaux. Malgré des avancées significatives dans la compréhension des fondements génétiques de la MP, la plupart des études se sont concentrées sur les populations d'Europe et d'Asie de l'Est, laissant des groupes sous-représentés, tels que ceux d'Afrique du Nord, largement inexplorés.
Certains facteurs génétiques bien documentés de la MP sont particulièrement répandus dans les populations d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, mais des études plus complètes doivent être menées l'analyse d'autres loci génétiques associés à la MP, afin de comprendre le paysage génétique de la MP dans ces populations, qui semble être différent de celui des populations caucasiennes (Lesage et al, Annals Neurol, 2020).
Objectif :
Explorer de façon plus approfondie, grâce aux nouvelles stratégies de diagnostic génétique, les causes génétiques de la maladie de Parkinson dans la population d'Afrique du Nord.
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr S. Lesage, Pr A. Brice, Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet :
Analyse en cours
Synopsis :
La prévalence de la maladie de Parkinson (MP) a augmenté ces dernières années, le vieillissement de la population mondiale étant l’un des principaux contributeurs. Une augmentation de l’incidence des MP à début précoce a également été décrite, avec un diagnostic à moins de 50 ans et représentant 3 à 7 % de l'ensemble des patients.
Les facteurs génétiques contribuent plus fréquemment aux formes à début précoce qu’aux formes à début après 50 ans. Cependant, très peu de cohortes ont étudié parallèlement les caractéristiques génétiques détaillées de la population de MP à début précoce et leur phénotype approfondi, alors que cela semble important pour améliorer la prise en charge et l’information au patient sur l’évolution et le pronostic de la maladie. En effet certaines formes génétiques ont une évolution clinique plus bénigne que les formes sans étiologie génétique associée.
Cette analyse permettra de décrire les caractériques cliniques des patients atteints de MP avec un âge de début inférieur ou égal à 50 ans dans la cohorte NS-PARK, la fréquence des mutations génétiques identifiées, et les corrélations éventuelles.
Objectif :
Caractérisation génétique de la maladie de Parkinson de début précoce (<50 ans) en France
Description phénotypique de la MP à début précoce et des formes génétiques identifiées
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr D. Torres, Dr S. Sambin, Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet:
Analyse en cours
Synopsis :
La maladie de Parkinson (MP) est une affection neurodégénérative progressive caractérisée par des symptômes moteurs tels que la rigidité, la bradykinésie, le tremblement, l’instabilité posturale et, fréquemment, des symptômes non moteurs tels que les troubles du sommeil, les douleurs, la dépression et les troubles cognitifs, qui contribuent de manière significative à la diminution de leur qualité de vie. Avec la progression de la maladie, la prise en charge devient de plus en plus complexe, notamment en raison de l’apparition de fluctuations motrices et de dyskinésies. Lorsque les traitements oraux ne parviennent plus à contrôler efficacement les symptômes, les options thérapeutiques se tournent vers des dispositifs permettant une stimulation dopaminergique continue (SDC ; ex: stimulation cérébrale profonde, pompe à infusion sous-cutanée d'apomorphine, pompe à infusion intestinale de Levodopa/Carbidopa). Ces traitements visent à stabiliser les niveaux de dopamine, réduisant ainsi les fluctuations motrices, les dyskinésies et les périodes « OFF ». Ils permettent également d'améliorer certains aspects des symptômes non moteurs.
Malgré leur efficacité démontrée dans plusieurs études, il existe encore un besoin de mieux comprendre les profils cliniques des patients bénéficiant de ces thérapies, ainsi que l’évolution de leurs symptômes et les bénéfices spécifiques apportés par chaque modalité de traitement dans un contexte de vie réelle. La base de données nationale NS-PARK représente une opportunité unique pour répondre à ces questions grâce à ses données cliniques riches et standardisées sur un large échantillon de patients.
Objectif:
Décrire les caractéristiques cliniques initiales de la population de patients atteints de MP enregistrés dans la base NS-PARK bénéficiant d'un traitement de SDC
Comparer les caractéristiques cliniques initiales des patients en fonction du mode de début de la maladie
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr M. Aubignat (CHU Amiens).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet:
Analyse en cours
Synopsis :
La maladie de Parkinson (MP) est le deuxième trouble neurodégénératif le plus fréquent au monde, caractérisé par une perte de neurones dopaminergiques au niveau de la substance noire. Au début de la maladie, les symptômes moteurs prédominants sont les tremblements, la rigidité et la bradykinésie, puis plus tard, des troubles de la marche ainsi qu'un freezing de la marche (FOG pour freezing of gate), défini comme une «absence épisodique ou une réduction marquée de la progression des pieds vers l'avant, malgré l'intention de marcher».
Dans la plupart des cas, le FOG s'améliore avec la prise de lévodopa (LD) mais des cas de patients présentant un FOG induit par la lévodopa ont également été décrits. La relation entre le FOG et la lévodopa n'est donc pas si simple et reste controversée, avec une crainte grandissante quant à la possibilité qu'elle puisse faire réapparaître une nouvelle vague de "dopa-phobie".
Cette étude nous permettra d’obtenir des informations sur l’effet du type de traitement antiparkinsonien (LD ou non) sur le développement ultérieur du FOG. Les résultats pourront également ouvrir des pistes de réflexion sur la physiopathologie du FOG ainsi que sur la gestion des patients atteints de la MP en rapport avec ce symptôme.
Objectif :
Examiner les effets de la lévodopa sur le freezing de la marche
Explorer la relation entre le freezing et les différents symptômes moteurs ; étudier la relation entre la lévodopa et d'autres symptômes axiaux
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr R. Pinheiro Barbosa, Dr M.Fabbri, Pr O. Rascol (CHU Toulouse).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet :
Analyse en cours
Synospis :
La maladie de Parkinson (MP) est une affection neuro-dégénérative liée à un déficit en dopamine. Dans un premier temps, les médicaments substitutifs oraux permettent le contrôle optimal des symptômes parkinsoniens, mais au fil de l’évolution de la maladie, des complications motrices liées aux médicaments dopaminergiques apparaissent (fluctuations motrices, dyskinésies). Lorsqu’elles sont sévères, ces complications motrices sont difficiles à contrôler malgré un traitement médicamenteux optimisé. La sévérité des atteintes justifie habituellement le recours à des traitements de « seconde ligne », comme l’apomorphine administrée par voie sous-cutanée (AP), entrainant une diminution très significative des fluctuations motrices, mais aussi des dyskinésies à moyen terme.
Le traitement par agoniste dopaminergique par voie orale est, lui, associé à 2 à 3,5 fois plus de risque d'avoir un Trouble du Contrôle des Impulsions (TCI). Ces troubles du comportement à caractère impulsif et irrépressible regroupent le jeu pathologique, l’hypersexualité, les achats compulsifs ou encore les troubles alimentaires compulsifs, mais aussi le «punding » et le syndrome de dérégulation de la dopamine.
Il existe actuellement peu de données sur la prévalence des TCI parmi les patients traités par AP et les études réalisées présentent plusieurs limites, principalement le faible effectif de patients analysés. Par ailleurs, peu des données sont disponibles sur l’effet de l’AP sur la douleur chez les patients parkinsoniens et un effet placebo est surement impliqué.
Cette étude permettrait d’obtenir des informations sur l’effet du traitement par AP sur les TCI et la douleur. Les résultats de cette étude pourront engendrer des pistes de réflexion sur la gestion des patients parkinsoniens par rapport à ces deux symptômes non moteurs particulièrement invalidants.
Objectif :
Evaluer impact de l’introduction d’un traitement par AP sur les TCI et la douleur, considérés séparément
Etudier l’association entre la présence et sévérité des TCI et de la douleur et certains symptômes moteurs ; évaluer les facteurs de risques pour développer de TCI après avoir débuté un traitement avec AP
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr C. Desjardins, Dr M. Fabbri, Pr C. Brefel-Courbon, Pr O. Rascol (CHU Toulouse).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du porjet :
Analyse en cours
Synospis :
L'essai LIXIPARK, une étude de phase 2, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, a montré des effets bénéfiques sur la progression de l'incapacité motrice chez les patients atteints de maladie de Parkinson précoce recevant pendant 12 mois du lixisenatide, un agoniste du glucagon-like peptide 1 (GLP-1), par rapport à un placebo. Les mécanismes qui sous-tendent l'effet clinique du lixisenatide restent inconnus.
Cet essai, promu par le CHU de Toulouse, a impliqué 21 centres du réseau NS-PARK qui participent tous aujourd'hui à la cohorte NS-PARK. L'inclusion dans la cohorte est proposée à tous les les patients ayant participé à l'essai clinique LIXIPARK par leur neurologue, afin de réaliser les évaluations prévues dans la cohorte (génétique et clinique). Un accord spécifique de partage des données est signé entre le promoteur de la cohorte NS-PARK et le promoteur de l'essai LIXIPARK, afin de procéder à l'analyse conjointe des données.
Ainsi, cette étude associée à la cohorte portera sur les facteurs génétiques potentiels qui sous-tendent l'effet clinique du lixisenatide (ex: variations génétiques du récepteur du GLP-1 ou liées à la voie de l'insuline, ou encore variants génétiques connus comme modifiant la progression de la maladie).
Objectif :
Explorer l'impact des facteurs génétiques sur l'effet du lixisenatide sur la progression du handicap moteur chez les participants de l'essai LIXIPARK
Evaluer l'effet à long terme du lixisenatide sur la progression du handicap moteur, les activités motrices et non motrices de la vie quotidienne, la dose journalière équivalente de lévodopa, l'incidence des complications motrices induites par la L-DOPA, la cognition et la qualité de vie liée à la santé
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet issues de la cohorte NS-PARK sont extraites par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte) et l'équipe en charge des analyses génétiques de la cohorte.
L'ensemble est transmis aux équipes LIXIPARK (Pr O. Rascol, CHU Toulouse) sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, dans un cadre contractuel conforme à la législation en vigueur.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont sont investi l'INSERM et le CHUT.
Responsable scientifique : Pr O. Rascol (CHUT), Pr W. Meissner (CHU Bordeaux).
Durée de conservation des données : 3 ans.
Statut du porjet :
Collecte des données en cours
Synospis :
Les troubles du contrôle des impulsions (TCI) sont les principaux effets secondaires neuropsychiatriques induits par les traitements pharmacologiques dans la maladie de Parkinson. Ce projet vise à identifier des signatures moléculaires spécifiques pouvant être utilisées comme biomarqueurs des TCI. Nous nous intéresserons particulièrement à la voie de signalisation mTORC1 (mammalian target of rapamicyn complexe 1) régulateur essentiel de la transcription et de la traduction des ARNm (acides ribonucléiques messagers) en protéines, dont l'implication dans le développement de TCI a été démontrée sur des modèles précliniques. Un prélèvement sanguin réalisé lors d'une visite de la cohorte NS-PARK permettra de constituer biobanque qui servira au criblage de marqueurs moléculaires d’intérêt.
Cette étude a été financée par un projet ANR collaboratif entre 2 centres du réseau (Paris et Limoges) et un centre de recherche en neurosciences (S. Carnicella, Grenoble).
Objectif :
Validation des modifications de la voie mTORC1 et de certaines cibles comme marqueurs de la présence de TCI dans la maladie de Parkinson
Identification de relations entre ces marqueurs et la sévérité des TCI, ainsi que certaines dimensions comportementales comme l’impulsivité
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet issues de la cohorte NS-PARK sont extraites par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte).
Les échantillons biologiques analysés dans le cadre de ce projet sont préparés par le Centre de Ressources Biologiques de l’ICM du CHU Pitié-Salpêtrière à Paris. Les analyses du projet sont réalisées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière), Dr D. Carnicella (INSERM U1216, Grenoble).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du porjet :
Collecte des données en cours
Synospis :
La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative et son diagnostic repose principalement sur les symptômes moteurs, mais les symptômes cognitifs sont également fréquents dans la MP. Ces symptômes peuvent progresser chez les patients atteints de la MP au point de limiter la réalisation des activités de la vie quotidienne, signant le diagnostic de troubles cognitifs majeurs ou démence.
Plusieurs facteurs tels que la sévérité de la MP, l'âge, la présence de troubles cognitifs et les troubles du sommeil sont associés au développement de la démence dans la MP. Cependant la variabilité des symptômes moteurs de la MP n’a pas toujours été suffisamment évaluée comme facteur associé à la survenue de la détérioration cognitive, même si des études antérieures ont suggéré que les symptômes cognitifs et moteurs de la MP ne sont pas dissociables.
Ainsi, des symptômes tels que la bradykinésie, les tremblements, les troubles de motricité fine ou les altérations de la production de la parole peuvent être des marqueurs (positifs ou négatifs) de troubles cognitifs et peuvent également être des facteurs possibles associés à la démence à moyen et long termes.
Objectif :
Evaluer l’association entre les symptômes moteurs et non-moteurs et les troubles cognitifs sévères dans la MP
Décrire les profils cliniques en fonction des symptômes moteurs et non moteurs et explorer les interactions possibles entre les symptômes de la MP
Cycle de vie des données :
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr P. Remy (Créteil Henri-Mondor).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du porjet :
Analyse en cours
Synospis
Les troubles du contrôle des impulsions (TCI) sont les principaux effets secondaires neuropsychiatriques induits par les traitements pharmacologiques dans la maladie de Parkinson. Ce projet vise à identifier des signatures moléculaires spécifiques pouvant être utilisées comme biomarqueurs des TCI. Nous nous intéresserons particulièrement aux micro-ARN qui sont de petits acides ribonucléiques non codant ayant la capacité de réguler négativement la transcription de plusieurs gènes cibles. Ils sont présents dans le cerveau mais également dans les fluides biologiques tels que le sang et une dérégulation de l’expression de certains micro-ARN a été montrée dans plusieurs maladies neurodégénératives ou psychiatriques. Des prélèvements sanguins réalisés à la visite d’inclusion puis à la visite de suivi à 1 an permettront de constituer biobanque qui servira au criblage de marqueurs moléculaires d’intérêt.
Cette étude a été financée par un projet ANR collaboratif entre 3 centres du réseau (Clermont-Ferrand, Toulouse et Paris) et un centre de recherche en neurosciences (PO. Fernagut, Poitiers).
Objectif
Identifier des micro-ARN sanguins associés à la présence de troubles du contrôle des impulsions chez des patients parkinsoniens
Identifier d’éventuelles relations entre le niveau d’expression de micro-ARN et la sévérité des TCI.
Cycle de vie des données
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet issues de la cohorte NS-PARK sont extraites par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte).
Les échantillons biologiques analysés dans le cadre de ce projet sont préparés par le Centre de Ressources Biologiques de l’ICM du CHU Pitié-Salpêtrière à Paris. Les analyses du projet sont réalisées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr A. Marques (CHU Clermont-Ferrand), Dr PO. Fernagut (INSERM U1084, Poitiers).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet
Collecte des données en cours
Synopsis
La stratégie d’initiation du traitement dopaminergique dans la Maladie de Parkinson (MP) est un sujet de controverse depuis des décennies. Après une période ayant privilégié les agonistes dopaminergiques pour retarder les complications motrices, la tendance actuelle est le retour à la lévodopa en première intention pour éviter les effets indésirables des agonistes (somnolence, troubles du comportement). L’HAS préconise cependant toujours l’utilisation des agonistes dopaminergiques avant 65 ans et la lévodopa après 65 ans lors de l’initiation.
Au stade tardif de maladie, la gestion thérapeutique de la MP reste peu connue, particulièrement chez les patients âgés présentant une atteinte cognitive, ces patients étant peu représentés dans les études cliniques et réalisant moins de visites dans les Centres Expert Parkinson. Or, les facteurs épidémiologiques comme l’augmentation de la prévalence des patients de plus en plus âgés et l’augmentation exponentielle prévisible en termes de prévalence de la MP dans les deux prochaines décennies portent le risque augmenté que la maladie de Parkinson atteigne des patients de plus en plus âgés et/ou une augmentation de la durée prévisible de la maladie. La gestion thérapeutique de ces patients reste à définir.
Les combinaisons de traitements utilisées, leur ordre séquentiel, en fonction notamment de l’âge des patients parkinsoniens et des différents symptômes non moteurs qu’ils présentent ne font pas l’objet de recommandations particulières et restent pour le moment inconnus, aussi bien au stade précoce que tardif de la maladie.
Cette étude propose ainsi d’étudier les trajectoires adoptées dans le traitement de la MP à deux stades de la maladie, début et tardif.
Objectif
L’objectif principal de cette étude est de décrire les différentes combinaisons médicamenteuses utilisées par les neurologues des Centres Expert Parkinson, chez les patients parkinsoniens en début de maladie et des patients au stade tardif.
Cycle de vie des données
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière), Dr M. Fabbri (CHU Toulouse).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut de l'étude
Volet stade précoce de la maladie : analyse des données terminées, publication à venir
Volet stade tardif de la maladie : analyse des données terminées, publication à venir
Synopsis
Les troubles posturaux associent des altérations statiques et des symptômes moteurs axiaux invalidants pour les patients atteints de maladie de Parkinson. Les plus fréquents sont la camptocormie, la latérodéviation (le syndrome de Pise) et l’antecolis. Ils peuvent être isolés ou associés. Ils sont responsables d’une altération des activités de la vie quotidienne et peuvent occasionner des chutes. Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés dans la survenue de ces troubles posturaux comme le sexe, l’âge, la durée et le stade de la maladie, le phénotype et la dose équivalent dopa. Ainsi des hommes, plus âgés, avec une durée de la maladie plus longue et des symptômes plus sévères, une bradykinésie et rigidité prédominantes et une dose plus élevée d’équivalent dopa pourraient développer des troubles posturaux. D’autres études ont également rapporté comme facteur associé une moins bonne réponse à la lévodopa. Les patients avec troubles posturaux pourraient présenter moins de complications motrices (fluctuations motrices et dyskinésies) que les patients Parkinsoniens sans troubles posturaux. Cette étude permettra d’évaluer, grâce à la cohorte NS-Park regroupant plusieurs milliers de patients Parkinsoniens, l’existence d’une éventuelle association entre les troubles posturaux et les complications motrices chez les patients Parkinsoniens. Il s’agira de la première étude épidémiologique évaluant une éventuelle association positive ou négative entre les troubles posturaux et les complications motrices dans la maladie de Parkinson. Elle devrait apporter des réponses quant à la possibilité d’un phénotype particulier de maladie de Parkinson (parkinson avec déformation posturale).
Objectif
L’objectif principal de cette étude est d’identifier une éventuelle association entre la présence d’un trouble postural (quel qu'il soit) et la présence de complications motrices (fluctuations motrices et/ou dyskinésies) chez des patients atteints de maladie de Parkinson
Cycle de vie des données
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr C. Brefel-Courbon (CHU Toulouse).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet
Analyse des données terminées, publication à venir
Synopsis
L’utilisation de médicaments dopaminergiques dans la maladie de Parkinson permet une nette amélioration de la symptomatologie motrice et dans une moindre mesure non-motrice. Cependant, le bénéfice clinique de la prise de L-dopa diminue après quelques années de traitement entrainant l’apparition de périodes « off » caractérisées par des périodes de blocages et l’apparition de dyskinésies. L’amantadine, médicament au mécanisme d’action encore mal élucidé, a montré des effets intéressants sur les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Actuellement, ses bénéfices ont surtout été explorés dans le cadre des dyskinésies induites par la L-dopa. Une nouvelle formulation à libération prolongée a d’ailleurs été autorisée en 2017 aux Etats-Unis dans cette indication. Peu de données sont disponibles en France concernant la place de l’amantadine dans la stratégie thérapeutique des patients parkinsoniens. Une étude récente réalisée sur une cohorte d’environ 700 patients français atteints de la maladie de Parkinson montre une utilisation de l’amantadine chez 9% des patients, utilisation associée à la présence de dyskinésies chez des malades dont le diagnostic remonte en moyenne à 7 ans. Le faible nombre de patients exposés à l’amantadine dans cette cohorte (une soixantaine) limite la puissance de l’étude pour étudier des liens potentiels avec d’autres symptômes de la maladie, moteurs en particulier axiaux ou non moteurs comme la fatigue ou l’apathie. Par ailleurs, les études épidémiologiques et pharmacologiques concernant l’effet de l’amantadine sur les troubles comportementaux impulsifs s’avèrent contradictoires. Dans les essais cliniques, l’intérêt de l’amantadine a principalement été étudié vis-à-vis des dyskinésies. Cette étude permettrait d’obtenir des informations sur la prévalence ainsi que sur les conditions d’utilisation de l’amantadine en France et d’étudier l’association entre l’utilisation de ce médicament et d’autres symptômes encore peu étudiés dans les essais cliniques.
Objectif
L’objectif principal de cette étude sera de déterminer la prévalence de l'exposition à l'amantadine parmi les patients parkinsoniens inclus dans la cohorte NS-PARK et de caractériser leur profil clinique par rapport aux parkinsoniens non exposés. L’objectif secondaire sera de caractériser le profil d'évolution de la maladie selon le statut d'exposition à l'amantadine.
Cycle de vie des données
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Dr M. Fabbri (CHU Toulouse).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet
Publication disponible, Fabbri et al., Journal of Neural Transmission 2024 Amantadine use in the French prospective NS-Park cohort - PubMed
Synopsis
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative fréquente, complexe et invalidante, présentant une charge personnelle, sociétale et financière croissante. La population des patients parkinsoniens est très hétérogène, avec des profils de progression de la maladie multiples. La biologie sous-jacente de la pathologie, la variation phénotypique et le profil de risque génétique des patients doivent être explorés pour la mise en œuvre d’interventions thérapeutiques personnalisées.
En 2018, le réseau NS-PARK a été sélectionné à l’appel à projet exceptionnel de l’association France Parkinson pour adosser à la cohorte NS-PARK une biocollection et y associer un projet de stratification de patients. Le projet s’appuie sur la cohorte clinique gérée par l’INSERM, sur l’expertise du réseau de recherche clinique NS-PARK, l’équipe de génétique de la maladie de Parkinson (JC Corvol, ICM), des équipes d’épidémiologie (F Tubach, Hôpital Pitié-Salpêtrière), une équipe d’intelligence artificielle (S Durrleman, ICM), deux équipes précliniques (D Devos, Lille ; W Meissner et E Bezard, Bordeaux) et associe deux cohortes étrangères pour validation (D Grosset, UK ; O Monchy, Canada). Le projet PRECISE-PD prévoit de poursuivre l’effort de collecte de données cliniques longitudinales de la cohorte et de les compléter par : une biobanque ; un contrôle qualité des données et leur data management ; le développement de modèles d’analyse de la progression de la maladie intégrant les données cliniques et génétiques ; la mise en place d’un pipeline pour les données d’imagerie ; la validation des résultats obtenus dans des cohortes indépendantes (partenaires UK et Canadiens).
Objectif
L’objectif principal de PRECISE-PD est de proposer un modèle de progression de la maladie de Parkinson basé sur les mécanismes physiopathologiques.
Cycle de vie des données
PRECISE-PD est totalement intégré à la cohorte NS-PARK. Un consentement spécifique des participants est recueilli pour la réalisation des prélèvements biologiques. Le traitement des données et examens collectés est placé sous la responsabilité de l’INSERM, promoteur de l'étude. Dans le cadre de PRECISE-PD, le cycle de vie des données est celui de la cohorte NS-PARK.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière).
Durée de conservation des données : 15 ans après le début de la recherche cohorte NS-PARK.
Statut du projet
Inclusions en cours
Synospis
La stratégie d’initiation du traitement dopaminergique dans la Maladie de Parkinson (MP) est un sujet de controverse depuis des décennies. Après une période ayant privilégié les agonistes dopaminergiques pour retarder les complications motrices, la tendance actuelle est le retour à la lévodopa en première intention pour éviter les effets indésirables des agonistes (somnolence, troubles du comportement). L’HAS préconise cependant toujours l’utilisation des agonistes dopaminergiques avant 65 ans et la lévodopa après 65 ans lors de l’initiation.
Au stade tardif de maladie, la gestion thérapeutique de la MP reste peu connue, particulièrement chez les patients âgés présentant une atteinte cognitive, ces patients étant peu représentés dans les études cliniques et réalisant moins de visites dans les Centres Expert Parkinson. Or, les facteurs épidémiologiques comme l’augmentation de la prévalence des patients de plus en plus âgés et l’augmentation exponentielle prévisible en termes de prévalence de la MP dans les deux prochaines décennies portent le risque augmenté que la maladie de Parkinson atteigne des patients de plus en plus âgés et/ou une augmentation de la durée prévisible de la maladie. La gestion thérapeutique de ces patients reste à définir.
Les combinaisons de traitements utilisées, leur ordre séquentiel, en fonction notamment de l’âge des patients parkinsoniens et des différents symptômes non moteurs qu’ils présentent ne font pas l’objet de recommandations particulières et restent pour le moment inconnus, aussi bien au stade précoce que tardif de la maladie.
Cette étude propose ainsi d’étudier les trajectoires adoptées dans le traitement de la MP à deux stades de la maladie, début et tardif.
Objectif
L’objectif principal de cette étude est de décrire les différentes combinaisons médicamenteuses utilisées par les neurologues des Centres Expert Parkinson, chez les patients parkinsoniens en début de maladie et des patients au stade tardif.
Cycle de vie des données
Les données pseudonymisées analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.
Base légale de la réutilisation de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière), Dr M. Fabbri (CHU Toulouse).
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats d'analyse.
Statut du projet
Volet stade précoce de la maladie : analyse des données terminées, publication à venir
Volet stade tardif de la maladie : analyse des données terminées, publication à venir
Etudes ancillaires
Synopsis
La maladie de Parkinson est souvent considérée comme une maladie du mouvement. Mais les troubles cognitifs sont les signes non moteurs de la maladie de Parkinson qui sont à long terme les plus invalidants et pénalisent l’autonomie des patients.
De multiples données suggèrent que des troubles cognitifs discrets seraient présents dans les premières années après le diagnostic. La détection de ces troubles peut se faire en consultation sur quelques minutes en utilisant un test devenu classique, la MoCA. Cependant, la sensibilité de ce test aux premiers déficits cognitifs associés à la maladie est mal connue.
Notre démarche est de recourir à une approche multi-domaines utilisant un test dont la passation sur tablette mesure également l’état moteur du patient, permettant ainsi de corriger les performances cognitives de l’augmentation des temps de réactions moteurs liés à la bradykinesie parkinsonienne, avec une durée n’excédant pas 20 min.
Notre objectif principal est de valider la performance de ce test informatisé, le SelfCog®, pour détecter les troubles cognitifs précoces dans la maladie de Parkinson. Il sera comparé avec les résultats du MoCA dans une analyse de non-infériorité, mais notre hypothèse est que certains sous-tests du SelfCog® seront concluants plus précocement chez des patients parkinsoniens dans les 3 à 4 ans suivant le diagnostic.
Objectifs
NS-PARK-SelfCog a pour objectif d’évaluer la valeur du SelfCog® en tant que marqueur d’évolution des troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson. Pour ce faire, nous comparerons les capacités du SelfCog® et du MoCA à mesurer une évolution des troubles cognitifs chez des patients aux stades débutants de la maladie de Parkinson.
Cycle de vie des données
SelfCog est une étude ancillaire de la cohorte NS-PARK, pour laquelle un consentement spécifique des participants est recueilli. Le traitement des données et examens collectés est placé sous la responsabilité de l’INSERM, promoteur de cette sous-étude. Dans le cadre du projet NS-PARK-SelfCog, un destinataire des données pseudonymisées est ajouté au circuit afin de prendre en charge l'analyse des tests réalisés (équipe du centre NS-PARK de Créteil Henri-Mondor). Ce cycle de vie des données modifié a reçu l'autorisation de la CNIL.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr P. Remy (Créteil Henri-Mondor).
Durée de conservation des données : 15 ans après le début de la recherche cohorte NS-PARK.
Statut du projet
Autorisations réglementaires obtenues. Lancement en cours
Synopsis
La grande hétérogénéité des manifestations de la maladie de Parkinson (MP) explique le très large spectre de sa présentation clinique et la variabilité de son évolution, ce qui conduit les cliniciens à tenter d'identifier des facteurs pronostiques de l'évolution de cette affection et des sous-groupes différents de patients en fonction de leur profil clinique ou évolutif.
L'imagerie par résonnance magnétique (IRM) fournit des indices importants pour comprendre les mécanismes physiopathologiques des différents symptômes cliniques mais aussi des biomarqueurs anatomo-fonctionnels d'évolution.
Les données d'IRM sont corrélées à la durée d’évolution de la maladie, à sa progression et, bien que de manière inconstante, à la sévérité des signes moteurs. Elles permettent également de différencier différents sous-types de la MP. A ce jour, très peu de véritables études longitudinales prospectives évaluant simultanément la progression de l'atteinte clinique et des lésions anatomo-fonctionnelles dans des sous-groupes de patients définis selon leurs caractéristiques motrices et/ou non motrices au début de la maladie sont menées.
Nous proposons de collecter des données d'imagerie pour 500 participants de la cohorte NS-PARK, en commençant par une étude pilote de 100 patients, sur une durée de 5 ans, afin d'identifier des marqueurs d'imagerie associés à la progression de la MP et à la réponse au traitement.
Objectifs
NS-PARK-Imaging a pour objectif principal de proposer de nouveaux modèles de progression de la MP prenant en compte le profil individuel d'imagerie cérébrale par résonance magnétique et l'évolution de la maladie, associés aux informations génétiques, biologiques et cliniques longitudinales de la cohorte NS-PARK.
Cycle de vie des données
NS-PARK-Imaging est une étude ancillaire de la cohorte NS-PARK, pour laquelle un consentement spécifique des participants est recueilli. Le traitement des données et examens collectés est placé sous la responsabilité de l’INSERM, promoteur de cette sous-étude. Dans le cadre du projet NS-PARK-Imaging, le cycle de vie des données est le même que celui de la cohorte NS-PARK.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr S. Thobois (CEP Lyon), Pr S. Lehericy (Paris Pitié-Salpêtrière).
Durée de conservation des données : 15 ans après le début de la recherche cohorte NS-PARK
Statut du projet
Lancement en cours
Collaborations
Synopsis :
La Movement Disorders Society (société internationale des mouvements anormaux) a créé l’échelle MDS-NMS pour évaluer les symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson. La version originale de l’échelle a été créée en anglais et il convient à présent de traduire et valider cette échelle en différentes langues afin qu’elle puisse être utilisée internationalement. Ce projet permettra de valider officiellement la version française de l’échelle MDS-NMS et donc son utilisation à l’avenir pour l’évaluation des symptômes non moteurs des patients parkinsoniens.
Objectif :
Valider la version Française de l'échelle MDS-NMS
Cycle de vie des données :
Le traitement des données collectées au sein de la cohorte NS-PARK est placé sous la responsabilité de l’INSERM, promoteur de cette étude. Dans le cadre de ce projet, le cycle de vie des données est le même que celui des données de la cohorte, avec addition d’un destinataire des données pseudonymisées de l'échelle MDS-NMS : la Movement Disorders Society (Etats-Unis). Cette fondation internationale est spécialisée dans les pathologies du mouvement. Elle sera en charge d'analyser ces données, transmises de manière pseudonymisée, pour permettre la validation de l'échelle en langue française.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont sont investies les institutions.
Responsable scientifique : Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière), Pr O. Rascol (CHU Toulouse).
Transfert en dehors de l’Union européenne : les données et échantillons biologiques sont transmis hors de l’Union européenne, tel que décrit ci-dessus. Vous disposez du droit d’obtenir copie des garanties mises en œuvre dans le cadre de ces transferts.
Durée de conservation des données : jusqu’à publication des résultats.
Statut du projet :
Objectif de recrutement atteint (105%); Analyse en cours
Synopsis
GP2 est un programme ambitieux visant à génotyper plus de 150000 volontaires à travers le monde afin de mieux comprendre l'architecture génétique de la maladie de Parkinson (MP).
Une part importante du risque de MP est d'origine génétique, et les liens entre la génétique et la MP ont permis de mieux comprendre la maladie et de développer des traitements. Mais il reste encore beaucoup à apprendre sur la génétique de la MP. Pour y parvenir, GP2 utilisera des techniques de pointe pour analyser des données et des échantillons provenant de centaines de milliers de personnes de diverses origines. Le projet étudiera également les formes familiales rares de la maladie de Parkinson, en s'efforçant de découvrir les gènes et les mutations qui en sont à l'origine.
En faisant appel aux consortiums et cohortes mondiaux existants pour étendre les efforts d'analyse génétique à des échantillons provenant de personnes atteintes de la MP, de personnes à risque de MP et de volontaires sains, GP2 vise une nouvelle compréhension biologique, une plus grande résolution génétique, un affinement des profils de risque de maladie.
Les découvertes et les données générées par GP2 - nouvelles associations génétiques liées à la MP, relations entre les mutations, variants protecteurs, points communs et différences dans la génétique de la maladie chez les personnes de diverses origines - pourraient aider les chercheurs à comprendre qui peut développer la MP, à quel moment et à quel degré. Elles pourraient indiquer aux scientifiques de nouvelles cibles contre lesquelles développer de nouveaux traitements pour ralentir, arrêter ou prévenir la progression de la maladie de Parkinson. Elles pourraient aider les promoteurs d'études à concevoir des essais plus rapides, avec le bon médicament pour la bonne personne au bon moment et avec de meilleures méthodes pour évaluer l'efficacité. Enfin, elles pourraient aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs familles à comprendre les risques, à modifier leur mode de vie pour retarder l'apparition de la maladie et à élaborer un plan de traitement.
Le programme, qui mettra à disposition de l'ensemble de la communauté scientifique travaillant sur la neurodégénérescence les données sous-jacentes, les processus analytiques et les résultats, sera une ressource des plus précieuses.
https://www.michaeljfox.org/grant/global-parkinsons-genetics-program-gp2 ; https://gp2.org/fr/
Objectif
Découvrir les déterminants moléculaires de la maladie de Parkinson : gènes responsables et facteurs de susceptibilité génétique en fonction des populations, gènes modificateurs du phénotype et de la pénétrance, interaction avec les facteurs environnementaux, mécanismes physiopathologiques et approches thérapeutiques.
Cycle de vie des données
Les données analysées dans ce projet issues de la cohorte NS-PARK sont extraites par le Centre de Pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte).
Les échantillons biologiques transférés dans le cadre de ce projet sont préparés par le Centre de Ressources Biologiques de l’ICM du CHU Pitié-Salpêtrière à Paris.
L'ensemble est transmis aux équipes GP2 sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, dans un cadre contractuel conforme à la législation en vigueur :
- Transfert des échantillons d'ADN pour analyses génétiques à Psomagen, Maryland – USA
- Transfert des données pseudonymisées associées (données démographiques, cliniques et génétiques) au National Institute on Aging - National Institutes of Health, Maryland – USA
L'ensemble des données recueilli, nettoyé et harmonisé, sera mis à disposition de la communauté de chercheurs GP2 sur une plateforme sécurisée et selon une stricte confidentialité. Les analyses génétiques de la cohorte NS-PARK produites par GP2 seront retournées au coordonnateur de la cohorte et exploitées dans le cadre de l'objectif principal de la cohorte.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont sont investis les partenaires du consortium.
Responsable scientifique : Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière).
Transfert en dehors de l’Union européenne : les données et échantillons biologiques sont transmis hors de l’Union européenne, tel que décrit ci-dessus. Vous disposez du droit d’obtenir copie des garanties mises en œuvre dans le cadre de ces transferts.
Durée de conservation des données : jusqu’à échéance du programme GP2.
Statut du projet
Analyse en cours
Synopsis :
La cohorte NS-PARK fait partie des 10 projets lauréats retenus par le Ministère de la Santé pour programme du Health Data Hub (https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-pres…).
La trajectoire individuelle des patients atteints de maladie de Parkinson n’est aujourd’hui pas prévisible. Elle dépend de facteurs intrinsèques à la maladie (sévérité, facteurs génétiques) et des comorbidités fréquentes dans cette population âgée. Ce projet pilote permettra d’étudier les comorbidités associées à la maladie de Parkinson, en chaînant les données recueillies dans la cohorte à celle enregistrée par le Système National des Données de Santé (SNDS ; https://www.snds.gouv.fr/SNDS/Accueil).
Le SNDS a été créé par la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 et vise notamment à favoriser les études, recherches ou évaluation en santé présentant un caractère d’intérêt public. En couplant les informations collectées auprès des patients avec les informations du SNDS, certaines recherches sur la pathologie étudiée seront approfondies (par exemple, l’étude de troubles associés à la maladie, fréquemment observés dans la population des patients).
Objectif :
Définir des profils de patients au regard des mécanismes physiopathologiques
Cycle de vie des données :
Le traitement des données collectées au sein de la cohorte NS-PARK est placé sous la responsabilité de l’INSERM, promoteur de cette étude. Dans le cadre du projet Prédire les trajectoires individuelles des patients parkinsoniens, le cycle de vie des données est le même que celui des données de la cohorte, avec addition d’un destinataire de données non directement identifiantes : Le Health Data Hub. Cet entrepôt de données, à l’initiative du Ministère de la Santé, hébergera une sélection des données codées de la cohorte, chaînées à une sélection des données du SNDS.
Base légale du traitement de données : exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l'INSERM.
Responsable scientifique : Pr JC. Corvol (Paris Pitié-Salpêtrière).
Durée de conservation des données : jusqu’à échéance du programme du HDH.
Statut du projet :
Projet en cours de soumission règlementaire.
Information Patients
Vous participez à la cohorte NS-PARK et souhaitez obtenir des informations supplémentaires sur le traitement et l'utilisation de vos données, consultez la rubrique dédiée Vos données