Le projet AMANTADINE

AMANTADINE

Etude des facteurs associés à l’utilisation de l’amantadine chez les malades atteints de maladie de Parkinson de la cohorte NS-PARK

Synopsis

L’utilisation de médicaments dopaminergiques dans la maladie de Parkinson permet une nette amélioration de la symptomatologie motrice et dans une moindre mesure non-motrice. Cependant, le bénéfice clinique de la prise de L-dopa diminue après quelques années de traitement entrainant l’apparition de périodes « off » caractérisées par des périodes de blocages et l’apparition de dyskinésies. L’amantadine, médicament au mécanisme d’action encore mal élucidé, a montré des effets intéressants sur les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Actuellement, ses bénéfices ont surtout été explorés dans le cadre des dyskinésies induites par la L-dopa. Une nouvelle formulation à libération prolongée a d’ailleurs été autorisée en 2017 aux Etats-Unis dans cette indication. Peu de données sont disponibles en France concernant la place de l’amantadine dans la stratégie thérapeutique des patients parkinsoniens. Une étude récente réalisée sur une cohorte d’environ 700 patients français atteints de la maladie de Parkinson montre une utilisation de l’amantadine chez 9% des patients, utilisation associée à la présence de dyskinésies chez des malades dont le diagnostic remonte en moyenne à 7 ans. Le faible nombre de patients exposés à l’amantadine dans cette cohorte (une soixantaine) limite la puissance de l’étude pour étudier des liens potentiels avec d’autres symptômes de la maladie, moteurs en particulier axiaux ou non moteurs comme la fatigue ou l’apathie. Par ailleurs, les études épidémiologiques et pharmacologiques concernant l’effet de l’amantadine sur les troubles comportementaux impulsifs s’avèrent contradictoires. Dans les essais cliniques, l’intérêt de l’amantadine a principalement été étudié vis-à-vis des dyskinésies. Cette étude permettrait d’obtenir des informations sur la prévalence ainsi que sur les conditions d’utilisation de l’amantadine en France et d’étudier l’association entre l’utilisation de ce médicament et d’autres symptômes encore peu étudiés dans les essais cliniques.

Objectif

L’objectif principal de cette étude sera de déterminer la prévalence de l'exposition à l'amantadine parmi les patients parkinsoniens inclus dans la cohorte NS-PARK et de caractériser leur profil clinique par rapport aux parkinsoniens non exposés. L’objectif secondaire sera de caractériser le profil d'évolution de la maladie selon le statut d'exposition à l'amantadine.

Cycle de vie

des données

Les données analysées dans ce projet sont extraites de la cohorte NS-PARK par le Centre de pharmacoépidémiologie de l’AP-HP Département de Santé Publique (Hôpital Pitié-Salpêtrière, équipe statistique de la cohorte), et analysées sous le contrôle du responsable et promoteur, l’INSERM, par les équipes affiliées au projet de recherche.


Information Patient :
Vous participez à la cohorte NS-PARK et souhaitez obtenir des informations supplémentaires sur le traitement et l'utilisation de vos données, consultez la rubrique dédiée Vos données

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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